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Les différents modes de gestion des frayères

La gestion des zones humides d’intérêt piscicole

Les zones humides d’intérêt piscicole sont situées généralement le long des cours d’eau, dans des zones marécageuses ou dans des prairies régulièrement inondées par un cours d’eau lors de crues.

Par manque d’entretien ou par l’abandon de pratiques agropastorales, les prairies humides ont tendance à se dégrader et à, progressivement, évoluer naturellement en friche puis en forêt.

Pour les conserver et éviter une évolution vers la fermeture du site certaines mesures sont à réaliser :

  • Ne pas effectuer d’actions susceptibles de détruire le site (labour, drainage, fertilisation, usage de phytosanitaires…)
  • Maintenir une strate végétale herbacée diversifiée et rase qui est favorable à la reproduction du poisson. Pour cela, un entretien régulier par fauche annuelle tardive avec des engins adaptés ou/et par pâturage (avec des races rustiques). Les fauches sont à réaliser tardivement afin de permettre la reproduction des différentes espèces. En ce qui concerne le pâturage, celui-ci doit être réalisé avec une très faible charge en bétail et avec des animaux adaptés (espèces rustiques).
  • Gérer l’alimentation en eau de la zone en respectant le cycle hydrologique naturel,  entretenir les connexions hydrauliques avec le cours d’eau (entretien de la végétation, des fossés et des canaux).
  • Améliorer la libre circulation des poissons par l’effacement ou l’aménagement des obstacles à la migration du poisson.
  • Lutter contre les espèces exotiques envahissantes. Le développement des espèces invasives doit être maîtrisé en raison des dégâts provoqués sur les autres espèces et sur les habitats.

On retrouve plusieurs types de gestionnaires. Il existe des contrats, des conventions ou encore des chartes (natura 2000) qui visent à développer la gestion durable de ces zones par les propriétaires privés (agriculteurs). Dans le domaine public, la gestion est réalisée par les collectivités elle-même ou par le biais de différents  syndicats (rivière, bassin, Parc Naturel Régional,….) Des conventions entre les propriétaires et les syndicats peuvent être faites pour l’entretien. En outre, afin de conserver ces milieux, les collectivités (commune, conseils généraux…) peuvent acquérir les zones humides.